L'année la plus longue

L'année la plus longue

Un jour, Albert Langlois explique à son fils Thomas en quoi il n’est pas comme les autres. Pour préserver l’équilibre précaire du monde, pour que s’accordent la révolution des planètes et le tic-tac atomique des horloges suisses, Thomas ne peut pas exister tous les ans. Quelque part dans une des salles secrètes de la Royal Society, ou dans les souterrains de la Rome des pa...

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Title:L'année la plus longue
Author:Daniel Grenier
Rating:
Edition Language:French

L'année la plus longue Reviews

  • Amélie

    Oh quel livre merveilleux. (Plus à venir quand j'aurai trouvé comment dire ce que je veux dire dessus.)

    Ces temps-ci, je pense beaucoup à l'ambition en littérature. Qu'est-ce que c'est, que d'écrire un roman ambitieux? Est-ce que c'est tendu vers l'extérieur, vers le loin de soi -- explorer minutieusement une époque autre que la sienne? des réalités socio-économiques qu'on n'a pas vécues? des rapports au corps qui sont éloignés

    Oh quel livre merveilleux. (Plus à venir quand j'aurai trouvé comment dire ce que je veux dire dessus.)

    Ces temps-ci, je pense beaucoup à l'ambition en littérature. Qu'est-ce que c'est, que d'écrire un roman ambitieux? Est-ce que c'est tendu vers l'extérieur, vers le loin de soi -- explorer minutieusement une époque autre que la sienne? des réalités socio-économiques qu'on n'a pas vécues? des rapports au corps qui sont éloignés des nôtres?

    Est-ce que c'est, au contraire, plonger très profondément dans des éléments de vécu qui n'appartiennent qu'à nous, & qu'on se donne le devoir de creuser & de creuser & de creuser?

    Est-ce que ça touche la forme, est-ce que c'est une façon de jouer avec la narration, est-ce que ça repense les manières que l'on a de se raconter des histoires?

    Bref, pour revenir de ma tangente -- j'ai trouvé que

    était d'une belle ambition. Belle & pleine, aboutie & complètement satisfaisante. Le livre atteint un équilibre fin entre l'épique & l'intime, la géographie rocailleuse de vies humaines & leur déploiement dans un espace toujours plus vaste, qui suit le relief d'une chaîne de vieilles montagnes comme un doigt le long d'une colonne vertébrale frémissante. Et il le fait en gardant une identité qui est très

    , une voix pleine de textures & surprises. Une manière de poser des mots sur les histoires qui appelle une lecture investie, immergée dans les pages.

    Je ne me suis jamais lassée d'Aimé & de sa vie trop longue, ponctuée par les années bissextiles ; d'Albert & de sa quête identitaire impossible ; de Thomas & de ses moments de rupture. Aimé, surtout -- un homme qui vit des siècles (quoi, deux & demi?) sans réussir à s'imposer dans l'histoire, qui s'effrite dans trop de vies trop petites parce que son calendrier intime ne va pas dans le sens du monde, qui n'est proche de personne, qui devient riche faute de mieux, qui n'a de spécial que son extravagante longévité, ses années étirées.

    J'ai aimé la minutie joyeuse du récit, ses recoins bien huilés qui s'imbriquent sans peine les uns dans les autres, les efforts méticuleux de l'auteur pour jouer avec des oeuvres qui dépassent le livre mais qui dialoguent aussi avec lui -- les références à Crane & à son

    , à Buster Keaton dans un bar de Palm Springs, à l'Alma de Catherine Leroux & au médecin patriote de Raymond Bock. Aussi : l'auteur qui commente le récit ou qui se dissimule derrière ; « le temps long des montagnes » qui berce les histoires entremêlées ; les fragments qui laissent deviner les fils précaires qui les relient. & ce que j'ai le plus aimé, sûrement, c'est que dans

    , la littérature se présente comme une matière vivante & incandescente, qui ne demande qu'à être triturée & remodelée entre nos paumes, avec curiosité & enthousiasme, encore & encore, sans jamais perdre de sa lumière.

    Un livre merveilleusement grand qui donne le goût d'aller voir soi-même ce qui se cache dans le ventre des Appalaches.

  • sansmythologies

    un moment donné, deux personnes tombent en amour en parlant de comment ça se dit en anglais des oeufs tournés et de comment ça se dit en français sunny side up dans un greasy spoon de Chattanooga, j'ai failli brailler tellement c'est beau.

  • Hélène

    La troisième fois était la bonne!

    Quelle histoire...quelles histoires en fait. Et dire que c'est le roman d'un tout jeune écrivain. Projet ambitieux, un peu fou.

    Projet qui fait réfléchir à la vie, sa fin, au rêve d'immortalité de l'homme, au temps qui passe et qu'on voudrait retenir ou au contraire voir filer le plus vite possible.

    Trois personnages principaux donc, nés un 29 février et qui de ce fait peuvent espérer à ou subir l'immortalité.

    Trois personnages qui de la conquête de Québec en 1760 à

    La troisième fois était la bonne!

    Quelle histoire...quelles histoires en fait. Et dire que c'est le roman d'un tout jeune écrivain. Projet ambitieux, un peu fou.

    Projet qui fait réfléchir à la vie, sa fin, au rêve d'immortalité de l'homme, au temps qui passe et qu'on voudrait retenir ou au contraire voir filer le plus vite possible.

    Trois personnages principaux donc, nés un 29 février et qui de ce fait peuvent espérer à ou subir l'immortalité.

    Trois personnages qui de la conquête de Québec en 1760 à l'an 2047, nous font voyager dans les grands événements qui ont marqué l'Amérique du nord: guerre d'indépendance américaine,de Sécession, septembre 2001, tensions raciales du sud des Etats Unis, passage à l'an 2000. Qui nous font voyager également en toutes sortes de lieux: Montréal, Québec, Newport/Vermont, Chattanooga, Philadelphie, Pittsburg/Kansas, Phoenix, St Anne des Monts.

    Des 3 personnages principaux (Aimé, Albert, et Thomas), Thomas le jeune garçon né d'un père gaspésien et d'une mère du Tennessee est celui que j'ai préféré et auquel je me suis le plus attachée. Figure patiente qui poursuit sa route au fil de toutes sortes de malheurs, de malchances et d'une grande solitude.

    J'ai été ravie de le voir évoluer, de voir l'homme brillant qu'il devenait. Son histoire d'amour avec Mary m'a réchauffé le coeur. Contente que Daniel Grenier n'ait pas eu peur de se laisser au romantisme "feel good".

    C'est par contre Albert qui m'a le plus agacée. Son obsession pour Aimé, sa quête de l'ancêtre en font un personnage d'un égoïsme détestable, mais sans sa quête le roman n'existerait part.

    Je suis soufflée par le talent de ce jeune écrivain. Le projet était ambitieux, mais il est mené de main de maître. Les capsules temporelles constituent autant de récits captivants et leur agencement m'a fait travailler pour reconstituer le fil linéaire du récit.

    L'écriture est simple, claire avec plein d'images nouvelles, rafraîchissantes, et bien qu'il se pointe avec nous lecteurs dans le récit (procédé qui m'énerve tellement parfois chez un auteur), il le fait d'une manière fine, discrète qui fait sourire. Comme s'il nous disait: vous voilà bien captivés, mais n'oubliez pas que vous êtes dans une oeuvre de fiction dont vous ne saurez pas tout.

    Je ne suis pas du tout surprise que les Français aient eu envie de le publier chez eux et ça mériterait une traduction en anglais.

  • Sandra Dussault

    À 150 pages :

    Je l'ai fini, mais plus par curiosité que par intérêt réel. J'en avais entendu tellement de bien !

    Je ne comprends pas trop l'engouement autou

    À 150 pages :

    Je l'ai fini, mais plus par curiosité que par intérêt réel. J'en avais entendu tellement de bien !

    Je ne comprends pas trop l'engouement autour de ce roman. Oui, c'est bien écrit, oui l'idée est originale, mais tellement de flafla pour aboutir à... ça ?

  • Jenny Kim

    I'm giving this book 2.5 stars.

    This book was a mixed bag. I thought about dropping it and I was close to but it got interesting in part 2 when I was introduced to Amie Bouldoc, a man born on a leap year, who mysteriously ages slowly compare to others. His story of living through centuries, through wars, turmoils and personal love and lost were interesting. But I do have to say, I didn't care for any of the protagonists, especially Amie and Albert.

    I thought I knew what the author was trying to

    I'm giving this book 2.5 stars.

    This book was a mixed bag. I thought about dropping it and I was close to but it got interesting in part 2 when I was introduced to Amie Bouldoc, a man born on a leap year, who mysteriously ages slowly compare to others. His story of living through centuries, through wars, turmoils and personal love and lost were interesting. But I do have to say, I didn't care for any of the protagonists, especially Amie and Albert.

    I thought I knew what the author was trying to convey in the book through these characters, but when I read the last 40 pages of the book, I was back to zero and I wondered if the author was at fault or it was me. I really didn't like the ending because he took it in the direction that I didn't agree with and he fail to give the characters in the book humanity that I was desperately seeking for me to empathize with decisions they made.

    Melancholy in tone, dealing with semi-Immortality - But doesn't go too deep into it, which I thought was missed opportunity and I was not a fan of the third person omniscient point of view because it took me out of the story.

  • Lorina Stephens

    It is not to be said I give up on a book. Yet there were many times I was sorely tempted to do just that with this finalist for the Governor General's Literary Award for French Fiction, by Daniel Grenier. Perhaps that lack is due to the translation.

    The story Grenier tells is a Methuselah tale, and one which doesn't bring much new to this oft-used literary device, and told from the perspective of an unreliable narrator. That choice brings to the telling a cool, distant tone, and in this reader's

    It is not to be said I give up on a book. Yet there were many times I was sorely tempted to do just that with this finalist for the Governor General's Literary Award for French Fiction, by Daniel Grenier. Perhaps that lack is due to the translation.

    The story Grenier tells is a Methuselah tale, and one which doesn't bring much new to this oft-used literary device, and told from the perspective of an unreliable narrator. That choice brings to the telling a cool, distant tone, and in this reader's opinion did everything to alienate the reader from both the protagonist and the story. There was little in the way of pathos, of building a lifelike character who might rise from the pages and live in the reader's subconscious. Instead, we're subjected to a ponderous, pretentious and plodding story that shambles about between timelines.

    I can think of many other such Methuselah stories which created a far more credible, engaging and sympathetic tales, (

    and

    to name only two) and why

    was deemed worthy of such literary distinction is, for this reader, a mystery.

    But there are many perspectives in the world, and this review is but one.

  • MAPS - Booktube

    Ish...j'ai horreur de dire cela, mais cette lecture a été pour moi, une solide perte de temps.

    Si j'ai eu de l'intérêt pour le personnage de Thomas au départ, dès que l'histoire s'est déplacée vers Albert et Aimé, j'ai perdu TOUTE motivation pour l'histoire. J'ai parcouru les pages sans être intéressée et sans comprendre le but. Si l'histoire termine avec Thomas, je dois avouer que je n'ai pas retrouvé ma flamme du début et je n'ai pas du tout compris le but de ce roman...genre...quoi????

  • Québec Reads

    L’année la plus longue—Daniel Grenier’s first novel following an initial collection of short stories, also published by Le Quartanier—is impressive both in scope and ambition. It is the "story of a man who couldn’t grow old," a saga of epic proportions.

    Full review at

  • Vontel

    Not many reviews of this English translation of a Quebec author's GG Award shortlisted nominee debut novel. I read the one in the April 4 National Post. The only non-publisher/sales reviews were one on good reads, and a shorter one in the Globe and Mail. Both mention similar positives and concerns with this debut novel. The premises sound interesting. It uses magical realism, with those born on Feb. 29 living four times as long as others. I am not always as fond of this particular approach, but

    Not many reviews of this English translation of a Quebec author's GG Award shortlisted nominee debut novel. I read the one in the April 4 National Post. The only non-publisher/sales reviews were one on good reads, and a shorter one in the Globe and Mail. Both mention similar positives and concerns with this debut novel. The premises sound interesting. It uses magical realism, with those born on Feb. 29 living four times as long as others. I am not always as fond of this particular approach, but will give it a try.

    Ultimately decided to put this book back into my "to read" file, as other books were calling more loudly to me.

  • Bobby A.

    L’histoire est étonnante. La prose est parsemée de coups de génie. Il m’est arrivé de douter de certains passages (ou plutôt de certaines phrases) et de leur rôle dans la trame narrative, mais au final tout se recoupe. Je trouve que c’est le meilleur livre de l’auteur jusqu’à présent.

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