L'Insouciance

L'Insouciance

De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien mini...

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Title:L'Insouciance
Author:Karine Tuil
Rating:
Edition Language:French

L'Insouciance Reviews

  • Idees Livres Mandarine

    Voilà un livre que je n'attendais pas. Un livre qui laisse des traces comme on dit. Un livre qui dérange, qui dit haut ce qu'on pense tout bas, un livre qui traduit nos doutes mais aussi nos espoirs ... un livre qui mérite le détour, un grand moment de lecture pour moi .

  • Tuti

    intéressant, ancré dans la réalité actuelle

  • Henri-Charles Dahlem

    Karine Tuil aurait mérité l’un grands des Prix littéraires de l’automne, tant elle parvient à tenir son lecteur en haleine tout au long des 528 pages de L’Insouciance, faisant de cet ambitieux roman un «page-turner» formidablement efficace.

    Les premiers chapitres nous présentent les personnages qui vont se croiser au fil du déroulement de ce récit, à commencer par le baroudeur Romain Roller qui revient d’Afghanistan, après avoir déjà traîné sa bosse dans d’autres points chauds de la planète. Avec

    Karine Tuil aurait mérité l’un grands des Prix littéraires de l’automne, tant elle parvient à tenir son lecteur en haleine tout au long des 528 pages de L’Insouciance, faisant de cet ambitieux roman un «page-turner» formidablement efficace.

    Les premiers chapitres nous présentent les personnages qui vont se croiser au fil du déroulement de ce récit, à commencer par le baroudeur Romain Roller qui revient d’Afghanistan, après avoir déjà traîné sa bosse dans d’autres points chauds de la planète. Avec ce qu’il reste de sa troupe, il se retrouve dans un hôtel de Chypre, afin de décompresser et se préparer à retrouver la «vie normale». Un programme dont les vertus ne sont pas évidentes, faisant côtoyer de grands traumatisés avec de riches touristes.

    Le second personnage a 51 ans. Il s’appelle François Vély. On pourrait y reconnaître un Vincent Bolloré, un Bernard Arnault ou encore un Patrick Drahi, bref un tycoon qui est à la tête d’un groupe de téléphonie mobile qui s’est développé à partir du minitel rose et dont les marottes sont les médias (il vient de racheter un grand quotidien) et l’art contemporain (il aime parcourir les salles de vente).

    Vient ensuite Osman Diboula. À l’opposé de François Vély, ce fils d’immigrés ivoiriens a grandi dans la banlieue parisienne la plus difficile. Toutefois, grâce à son engagement – il avait créé un collectif, «avait imaginé des sorties de crise, présenté les quartiers en difficulté sous un autre jour» et était devenu porte-parole des familles lors des émeutes de Clichy-sur-Bois. Du coup les politiques s’intéressent à lui et lui va s’intéresser à la politique. Il gravit les échelons jusqu’à se retrouver dans les cabinets ministériels. Mais n’est-il pas simplement le black de service, chargé de mettre un peu de diversité au sein du gouvernement ? À ses côtés une femme tout aussi ambitieuse ne va pas tarder à le dépasser dans les allées du pouvoir.

    Puis vient Marion Decker, envoyée spéciale sur les zones de guerre. Jeune et jolie, «il y avait de la violence en elle, un goût pour la marginalité qui s’était dessiné pendant l’enfance et l’adolescence quand, placée de famille d’accueil en famille d’accueil, elle avait dû s’adapter à l’instabilité maternelle, une période qu’elle avait évoquée dans un premier roman remarqué, Revenir intact, un texte âpre, qui lui avait permis de transformer une vie dure en matière littéraire». Ce caractère trempé fascine François Vély qui n’hésite pas à délaisser son épouse pour partir à la conquête de la journaliste. Il l’invitera pour quelques jours à Chypre.

    Dès lors le roman peut se déployer, jouer sur tous les registres du drame et de la comédie, et ce faisant, dresser un état des lieux de ce XXIe siècle commençant.

    Le lieutenant Romain Roller craint de retrouver sa femme Agnès, sa famille et ses amis. Pris dans un stress post-traumatique, il essaie vainement d’oublier son cauchemar. Quand il croise Marion, c’est pour lui comme une bouée de sauvetage. Dans ses bras, il oublie ses plaies et sa culpabilité, ayant survécu à l’embuscade mortelle dont son bataillon a été victime et dont le récit-choc ouvre le roman. Il fait l’amour avec la rage du désespoir et se sent perdu dès qu’elle le quitte pour sa «vraie vie».

    Car ce n’est vraiment pas le moment de quitter François Vély. Le capitaine d’industrie est pris dans une sale affaire, après la publication d’un entretien illustré par une photo le montrant assis sur une chaise représentant une femme noire «soumise et offerte». Lui dont la famille a voulu, par souci d’intégration, changer son nom de Lévy en Vély, se retrouve accusé de racisme et d’antisémitisme. Le scandale dont les réseaux sociaux font leurs choux gras ne tarde pas à prendre de l’ampleur et la société est salie. Confronté à un fils qui entend renouer avec ses racines et partir en Israël rejoindre un groupe fondamentaliste, il doit aussi surmonter le suicide de sa femme qui s’est jetée sans explication d’un immeuble.

    «Il croyait vraiment qu’un couple peut survivre à un drame sans en être atteint, déchiré, peut-être même détruit ? L’amour n’est pas fait pour l’épreuve. Il est fait pour la légèreté, la douceur de vivre, une forme d’exclusivité, une affectivité totale. L’amour est un animal social impitoyable, un mondain qui aime rire et se distraire – le deuil le consume, la maladie atteint une part de lui-même, celle qui exalte le désir sexuel, les conflits finissent par le lasser, il se détourne.»

    En courts chapitres, qui donnent un rythme haletant au récit, on va voir s’entremêler les ambitions des uns, la douleur des autres. Le tout sans oublier quelques rebondissements qui font tout le sel d’une intrigue que l’on n’a pas envie de lâcher. François, qui a eu vent de son infortune, aura-t-il la peau de Roller ? Rejouera-t-il l’histoire du Roi David et de Bethsabée ? Osman Diboula parviendra-t-il à éteindre l’incendie qui met en péril l’empire de son ami ? Retrouvera-t-il les grâces d’un Président de la République qui semble l’avoir mis sur une voie de garage ? Romain quittera-t-il sa femme pour Marion ? À 29 ans, cette dernière quittera-t-elle son confort matériel pour une aventure incertaine ?

    Partez à la découverte de ce grand roman pour le savoir, au risque de perdre cette insouciance qui lui donne son titre : «quelque chose en nous était perdu, non pas l’innocence – car il y avait longtemps que nous n’y croyions plus – mais l’insouciance…»

  • Buchdoktor

    In einem Hotel auf Zypern kreuzen sich die Lebenswege mehrerer Franzosen. Romain Roller kehrt voller Schuldgefühle von einem kurzen Einsatz in Afghanistan zurück, der zwei seiner Männer das Leben kostete und einen zum lebenslangen Pflegefall machte. Marion Decker hat als junge Journalistin den Einsatz begleitet. Osman Diboula, ein charismatischer Politiker, Kind des sozialen Brennpunktes Clichy-sur-Bois und beflissenes Aushängeschild des französischen Präsidenten, ist in offizieller Mission auf

    In einem Hotel auf Zypern kreuzen sich die Lebenswege mehrerer Franzosen. Romain Roller kehrt voller Schuldgefühle von einem kurzen Einsatz in Afghanistan zurück, der zwei seiner Männer das Leben kostete und einen zum lebenslangen Pflegefall machte. Marion Decker hat als junge Journalistin den Einsatz begleitet. Osman Diboula, ein charismatischer Politiker, Kind des sozialen Brennpunktes Clichy-sur-Bois und beflissenes Aushängeschild des französischen Präsidenten, ist in offizieller Mission auf Zypern. Osman war zuhause in Frankreich der Sozialarbeiter der Jungs und hat es seitdem zum Präsidentenberater gebracht. Der Zwischenaufenthalt auf der Insel soll wie eine Depressionskammer auf die Kriegsheimkehrer wirken. Hauptsächlich soll jedoch vor der Öffentlichkeit verborgen werden, wie leichtfertig vorbereitet und miserabel ausgestattet Soldaten in den Einsatz geschickt wurden. Alle beteiligten Personen erleben im Folgenden einen persönlichen oder beruflichen Absturz, der wie eine Lawine weitere Angehörige mitreißen wird.

    Romain, dessen Frau ihm seit ihrer Jugend stets den Rücken freigehalten und alle Belastungen klaglos weggesteckt hat, verliebt sich auf dramatische Weise in Marion. Marions Ehe mit einem der mächtigsten Wirtschaftsbosse Frankreichs befindet sich in der Krise. Die Autorin eines erfolgreichen Romans muss erkennen, dass es in François Vélys Kreisen nur am Rande um Liebe geht. Wichtiger sind der korrekte Code, das Gespür für soziale Nuancen – und in Marions Fall, wer ihren Lebensunterhalt sichert, ihre persönliche „Komfort-Zone“. Die sozialen Gräben zwischen altem Wohlstand und jungem Ehrgeiz sind zentrales Thema des Buches. Osman Diboula ist als Kind von Einwanderern aus der Elfenbeinküste in einem sozialen Brennpunkt geboren. Die Unruhen von 2005 waren Geburtsstunde seiner politischen Karriere. Vom Streetworker gelangte er als Quoten-Migrant mit einem einzigen Karriereschritt direkt in den Elysée-Palast. Über ihn und seine Partnerin Sonia Cissé, ebenfalls Kind eines afrikanischen Vaters, wird bereits gewitzelt, sie seien Frankreichs zukünftige Obamas. Doch die Codes der Oberschicht grenzen Osman aus, schaffen ein mentales Ghetto für ihn.

    Bisher war François stets Lieblingskind des Schicksals, obwohl sein Vater noch mit dem Familiennamen Levy als Widerstandskämpfer in Buchenwald inhaftiert war. Ein Moment der Instinktlosigkeit bringt nicht nur François‘ gesamten großbürgerlichen Kosmos zum Absturz, sondern macht ihn weltweit zum Paria. Aus der beruflichen wie privaten Katastrophe scheint François‘ Scharfsinn ihn zum ersten Mal nicht retten zu können. Auch Osman gleitet in atemberaubendem Tempo aus seiner Komfortzone, ausgelöst durch einen Moment der Unbeherrschtheit. Osman kann jedoch auf kein doppeltes soziales und finanzielles Netz zurückgreifen, wie Mitglieder der Eliten. Wenn er seinen Job als Präsidentenberater verliert, fallen mit ihm seine betagten Eltern, die von der Unterstützung durch ihren Sohn abhängig sind, obwohl sie ein Leben lang gearbeitet haben. Es fällt auch Sonia, die bis dahin geglaubt hatte, sich aus eigener Kraft durch Leistung hochgearbeitet zu haben. Und wieder kommt es zu einem für die französische Klassengesellschaft ungewöhnlichen, schicksalhaften Zusammentreffen der Beteiligten …

    Fazit

    Tuils Figuren stehen stellvertretend für eine Gesellschaft zementierter Klassenschranken, für drängende soziale Konflikte, nicht nur in Frankreich. Auf welcher Seite des sozialen Grabens jemand geboren wird, scheint über Generationen weiter vererbt zu werden. Osmans Fall empfand ich als den tiefsten Abstieg, weil er erkennen muss, dass er im Kalkül um Macht nur Mittel zum Zweck war. Ohne fachliche Qualifikation wird er der schwarze Junge aus Clichy-sur-Bois bleiben, egal wem er gerade als Aushängeschild dient. Solange es dabei allein um den Machterhalt Einzelner geht, löst Politik keine Probleme, nicht in Clichy-sur-Bois, nicht in Afghanistan oder im Irak.

    Auslöser für Tuils großartigen Roman war ein konkretes Ereignis im Jahr 2008, die Handlung jedoch ist fiktiv. Es geht darin um Macht, Ehrgeiz, Scheitern, versehrt Werden, Identitätskonflikte, pubertäre Rebellion, um den Krieg, die Sprengkraft von religiösem Extremismus, männliche Identität und eine komplexe Gesellschaft, in der ich mich auch als deutsche Leserin wiederfinden kann. Karine Tuils Einführung ihrer miteinander verketteten Personen zieht augenblicklich in die Handlung hinein. Die Tochter von Einwanderern charakterisiert ihr Personal pointiert wie in einer umfassenden psychologischen Analyse, trennt dabei Selbsttäuschung von Realität. Stilistisch sitzen ihre Charakterisierungen auch in der Übersetzung ins Deutsche wie maßgeschneidert.

    Ein komplexer Gesellschaftsroman, nichts für zartbesaitete Leser, intensiv und spannend bis zum Schluss.

  • Siham Elfakir

    Très bon livre, avec des personnages très intéressants et des sujets d'actualités.

    Il est question de racisme, de médias, d'antisémitisme, de discrimination positive, de la guerre, de traumatismes... Quelques longueurs au début mais globalement une bonne lecture contemporaine.

    (Son précédent livre l'invention de nos vies est excellent. À lire sans aucune hésitation).

  • StefanieFreigericht

    „Ein grandioses Gesellschaftspanorama unserer Zeit“

    Der Klappentext nennt das Buch „ein grandioses Gesellschaftspanorama unserer Zeit“ – und das passt. Der Rest vom Klappentext verrät etwas viel, wobei das hier nicht einmal schadet, weil es mehr darauf ankommt, WIE elegant Karine Tuil das tut – und welche eigenen Überlegungen das auslösen kann.

    Der Roman wechselt die Perspektiven zwischen drei Männern, die unterschiedlicher kaum sein könnten: Reich geboren oder aus dem Problemviertel, als Kind von

    „Ein grandioses Gesellschaftspanorama unserer Zeit“

    Der Klappentext nennt das Buch „ein grandioses Gesellschaftspanorama unserer Zeit“ – und das passt. Der Rest vom Klappentext verrät etwas viel, wobei das hier nicht einmal schadet, weil es mehr darauf ankommt, WIE elegant Karine Tuil das tut – und welche eigenen Überlegungen das auslösen kann.

    Der Roman wechselt die Perspektiven zwischen drei Männern, die unterschiedlicher kaum sein könnten: Reich geboren oder aus dem Problemviertel, als Kind von afrikanischen Einwanderern oder mit rein französischer Ahnenreihe, mit Hintergrund im Islam, im Katholizismus, im Judentum (oder sogar mit Kombinationen davon), erfolgreich, aufstrebend oder gebrochen. Überhaupt, gebrochen – alle von ihnen werden in diesem Roman in der einen oder anderen Weise zu Verlierern werden; der Text lebt davon, ihnen dabei zuzusehen. Ihr Scheitern ist dabei teils zutiefst menschlich – sie verlieben sich und Partnerschaften zerbrechen, Karrieren gehen kaputt, angebliche Freunde werden zu Verrätern - zur wirklichen Identifikationsfigur taugt mir keiner von ihnen: zu sehr finden sie ihre Identifikation in der Selbst-Zelebrierung als „Alpha-Männchen“; selbst die Frauen um sie herum sind kaum besser in ihrem Streben nach Durchsetzung eigener Machtbedürfnisse.

    Die Sprache ist eine Freude: gut verständlich, treffsicher, situativ changierend

    – ob von den Schrecken des Krieges handelnd: „Könnte der Übersetzer, der euch seine Dienste anbietet, nicht ein von den Taliban ferngesteuerter Spion sein, eine Geisel, die unter Zwang handelt? Es ist ein Leichtes, ihn zu erpressen, indem sie damit drohen, seine Familie zu töten, sie wissen, wo sie wohnt, sie kennen den Namen seines Vaters und seiner Schwester, du weißt, was wir deiner Schwester antun können, ja, er weiß es, sie werden ihr eine Kugel in den Kopf jagen oder sie mit Säure bespritzen, ein Strahl ins Gesicht, und sie ist für immer entstellt, als abschreckendes Beispiel.“ S. 20

    oder ob es um oft ernüchternde Schlussfolgerungen geht: „Er hatte die Liebe verschmäht. Nun musste er sich mit der Zuneigung seiner Familie begnügen, dem Trostpreis.“ S. 278

    Mich hat der Text sehr zum Nachdenken angeregt – hinaus über das altbekannte Erwägen, wo Diskriminierung beginnt, inwieweit viele Förderungen verkappte Demütigungen beinhalten, wo die Zensur im Kopf stattfindet, hin dazu, wo die Demütigung geflissentlich ignoriert wird, um nicht als „Spielverderber“ dazustehen. Das ist kein rein französisches Thema, das lässt sich auch in deutschsprachigen Ländern exemplifizieren; ich war teils erschreckt, wie viele dumme (rassistische, sexistische, antisemitische,…) Sprüche aus dem Buch ich bereits im gesellschaftlichen Umgang gehört hatte, oft „natürlich“ ganz „harmlos“ gemeint. Das ist schon „ganz großes Kino“ von Karine Tuil.

    Andere Hintergründe im Roman wird man nur verstehen, wenn man sich ein wenig mit Frankreich auskennt, so die „Grandes Écoles“ unter den Universitäten, die quasi als Automatismus eine Karriere in Politik und Wirtschaft versprechen, und das spezielle Schulsystem mit den stark konkurrierenden vorbereitenden Gymnasien – aber andererseits werfen internationale Studien Deutschland vor, unterdurchschnittlich wenige Studenten hervorzubringen, die aus Nicht-Akademiker-Familien stammen (stimmt, das ist schon insgesamt etwas anderes, „normale“ Universitäten haben die Franzosen auch noch – und diese „besonderen“ Universitäten haben wir hier nicht, die Bedeutung von Rankings ist geringer, die Privat-Unis finden den Vergleich eher mit dem US-System). Lässt man das außen vor, liest sich das Buch nicht nur als „französische“ Gesellschaftsstudie, sondern durchaus als eine der westlichen Gesellschaftssysteme, bei der vielleicht die Eltern von Osman bei einem britischen Autor aus Indien kämen, bei einem deutschen Autor aus der Türkei, etc.

    Immer noch fasziniert mich das Ende – sehr geschickt, bei allen zwischendurch oft sehr ernüchternden Aussagen. Es bleibt, über einige von ihnen nachzudenken: „Die meisten Menschen ziehen die Bequemlichkeit dem Risiko vor, … weil sie Angst vor einer Veränderung oder einem Scheitern haben, dabei müssten sie am meisten Angst vor einem vergeudeten Leben haben.“ S. 496

    Meine Empfehlung als Folgebuch:

    James Finn Garner: Politically Correct Bedtime-Stories (Märchen in „politisch-korrekt-Sprech“ – da sind „Zwerge“ stattdessen „vertically handicapped“ – sehr entlarvend und damit durchaus adäquat zu einem Zitat aus Tuil: „In unserer Gesellschaft ist etwas sehr Ungesundes im Gange, alles wird durch den Blickwinkel der Identität betrachtet.“ S. 285

    alternativ werde ich selbst in den Büchern stöbern, die Paul Vély zum Trauern empfiehlt:

    Rainer Maria Rilke „Du musst das Leben nicht verstehen“

    Joan Didion „Das Jahr magischen Denkens“

    Roland Barthes „Tagebuch der Trauer“

    Jorge Semprún „Schreiben oder Leben“ mit dem schönen Zitat „Das Leben war noch lebbar. Es genügte zu vergessen, es mit Bestimmtheit, brutal zu beschließen.“ S. 487

  • Liesa

    3.5

  • Denisa Ballová

    Rozklad duše. Xenofóbia. Antisemitizmus. Elyzejský palác. Buržoázia. Vojna v Afganistane. A do toho citáty Mitterranda, de Gaulla, Sartra, Prusta, Fitzgeralda, ... Karine Tuilová chcela napísať román o Francúzsku so všetkým, čo k tejto krajine patrí. Občas je to presýtené, zriedka patetické, ale inak je to o spoločnosti, ktorá je posadnutá identitou a triedou. V ktorej sa všetci naháňajú za mocou a peniazmi, aby nakoniec zistili, že život by mal byť o niečom inom.

    „Většina lidí dává přednost poho

    Rozklad duše. Xenofóbia. Antisemitizmus. Elyzejský palác. Buržoázia. Vojna v Afganistane. A do toho citáty Mitterranda, de Gaulla, Sartra, Prusta, Fitzgeralda, ... Karine Tuilová chcela napísať román o Francúzsku so všetkým, čo k tejto krajine patrí. Občas je to presýtené, zriedka patetické, ale inak je to o spoločnosti, ktorá je posadnutá identitou a triedou. V ktorej sa všetci naháňajú za mocou a peniazmi, aby nakoniec zistili, že život by mal byť o niečom inom.

    „Většina lidí dává přednost pohodlným řešením před rizikem, protože mají strach ze změny a neúspěchu, ovšem nejvíc by se měli bát promarněného života.“

  • Anya

    I can sum up Karine Tuil’s “Insouciance”, by saying that it is an interesting novel. In fact, don’t let its length (over 500 pages) fool you. The book is indeed interesting and very readable. I was, in fact, able to finish it during the course of a very busy week.

    The novel follows the lives of three main characters, whose stories are narrated in alternating chapters, and intertwine in the most improbable of ways. All three characters are, sadly, classic stereotypes, though I do re-iterate that t

    I can sum up Karine Tuil’s “Insouciance”, by saying that it is an interesting novel. In fact, don’t let its length (over 500 pages) fool you. The book is indeed interesting and very readable. I was, in fact, able to finish it during the course of a very busy week.

    The novel follows the lives of three main characters, whose stories are narrated in alternating chapters, and intertwine in the most improbable of ways. All three characters are, sadly, classic stereotypes, though I do re-iterate that the book is interesting(!)

    Main character number one is a burly French GI Joe type named Romain. We are offered no windows into this man’s intellect or interests. All that’s really revealed about him is the fact that he’s a passionate, self-absorbed and rather deluded soldier with PTSD. In an extremely inprobable scenario that takes place at the very beginning of the novel, **SPOILERS AHEAD**

    GI Romain has a spontaneous one-nighter with a millionaire’s wife. On the foundation of one night of ‘extreme passion’ during which it seemed that conversation, if at all present, was minimal, GI Romain decides to leave his loyal young wife and child for yes…the improbable dream of life with said millionaire’s wife.

    Main character number two is an Afro-French aspiring politician by the name of Osman. He’s from the French equivalent of the hood and lacks the diplomas necessary to make it in elitist world of French politics. However, Osman believes that work ethic, innate abilities and ‘knowledge of the field’ could compensate for what he lacks in connexions and education. Osman later learns that he is wrong. He is devastated by the continuous onslaught of racism that he is confronted with on a day-to-day basis. He is also jaded by the fakery and opportunism of French politics; where no friend is really a friend, and where only force and influence matter.

    Finally, main character number three is the (sort-of) Jewish millionaire. Born with a silver spoon in his mouth, no wonder that Francois is the wealthy and influential CEO of a major telecommunications company. Things are going swimmingly well for Francois, that is, until he gets caught up in a series of unfortunate scandals that see him tarred first as a racist, then as a Zionist. The latter label is particularly offensive to Francois as, though his ancestry is Jewish, he was raised as a Catholic…

    As mentioned above, “Insouciance” is a very readable novel. Its the sort of interesting read you can easily jump-in-and-out of on public transit. The novel also dares to delve into the sensitive world of race and identity politics; a topic that I haven’t come across often in French literature. I found some of the discussions on identity politics rather interesting, i.e. that you’re damned if you assume an racial identity, as you’re seen as not wanting to integrate, however, you’re also damned if you don’t, as people may view you as someone who is turning his back on his heritage.

    Let’s put aside the fact that all of the characters in this novel were unlikeable, egocentric stereotypes. Let’s put aside the fact that some events in the novel were rather incredulous. The novel is interesting (though not outstanding), and I don’t regret having read it.

  • Gergana Karadjova

    Засяга важни теми (антисемитизъм, расизъм, френски вътрешно-обществени динамики, любов и омраза, родителеи и деца), но с посредствено или под-посредствено изпълнение. Все пак ги засяга обаче, все е нещо. Клони към сюжетен роман, държи те докато приключи. Има потенциал за филм. Но от тези, които се правят пак посредствено. Защото иначе работата отива към “един френски роман”, а това е трудно.

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