Civilizations

Civilizations

Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud.1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique.1531 : les Incas envahissent l’Europe. À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ?Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à re...

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Title:Civilizations
Author:Laurent Binet
Rating:
Edition Language:French

Civilizations Reviews

  • Marie-Christine Wattiez

    Laurent Binet nous livre un roman atypique que je ne sais trop classer .

    Il y a trois chapitres , le premier sur la fille du pirate Erik le Rouge , le deuxième le plus long sur l’arrivée des Incas en Europe en pleine guerre de religion et enfin le dernier sur les aventures de Cervantes .

    Je n’avais aucune idée sur le sujet et très vite je me suis dit tiens il y a quelque chose qui ne colle pas dans l’histoire et pour cause , L Binet imagine que les descendants d’Erik le Rouge se diri

    Laurent Binet nous livre un roman atypique que je ne sais trop classer .

    Il y a trois chapitres , le premier sur la fille du pirate Erik le Rouge , le deuxième le plus long sur l’arrivée des Incas en Europe en pleine guerre de religion et enfin le dernier sur les aventures de Cervantes .

    Je n’avais aucune idée sur le sujet et très vite je me suis dit ´ tiens il y a quelque chose qui ne colle pas dans l’histoire ´ et pour cause , L Binet imagine que les descendants d’Erik le Rouge se dirigent vers le Sud , que les Incas envahissent l’Europe et que Cervantes est prisonnier des Incas .

    En Europe , les monastères sont remplacés par des temples du soleil , une grande liberté d’expression est autorisée , les hommes ne doivent plus obéir aveuglement aux lois divines et à ses représentants sur terre .

    Là où arrivent les Conquistadors ( Incas ) , les peuples autochtones meurent de façon massive .

    Thomas More va être exécuté parce qu’il ne veut pas reconnaitre le Dieu Soleil , Charles Quint et Luther sont les victimes collatérales de cette conquête .

    Roman très original qui revisite l’Histoire , et si tout avait été différent , si la paix avait pris le pas sur la guerre que les hommes n’ont pas cessé de se livrer .

    Un livre qui pose les bonnes questions , qui dérange un peu , qui fascine .

    Une lecture intéressante que je recommande.

    Merci à NetGalley et aux Éditions Grasset .

  • Zéro Janvier

    Civilizations – avec un z, vous avez bien lu et ce n’est pas une faute de frappe – est le nouveau roman de Laurent Binet, déjà auteur de l’excellent roman HHhH qui m’avait beaucoup plu il y a quelques années. Ce roman paraîtra le 14 août prochain mais j’ai eu la chance de le lire en avant-première grâce à la maison d’édition Grasset et à la plateforme de service de presse NetGalley.fr.

    Je dois dire que lorsque j’avais lu le résumé du roman, j’avais hâte de pouvoir le lire, il semblait

    Civilizations – avec un z, vous avez bien lu et ce n’est pas une faute de frappe – est le nouveau roman de Laurent Binet, déjà auteur de l’excellent roman HHhH qui m’avait beaucoup plu il y a quelques années. Ce roman paraîtra le 14 août prochain mais j’ai eu la chance de le lire en avant-première grâce à la maison d’édition Grasset et à la plateforme de service de presse NetGalley.fr.

    Je dois dire que lorsque j’avais lu le résumé du roman, j’avais hâte de pouvoir le lire, il semblait avoir tout pour me plaire :

    Laurent Binet nous propose une uchronie que je trouve originale, même si je me doute que cette possibilité a déjà été explorée dans d’autres textes de fiction : pendant la Renaissance, ce n’est pas Christophe Colomb qui découvre l’Amérique mais au contraire la civilisation inca qui traverse l’océan et “découvre” l’Europe.

    Le roman est décomposé en quatre parties :

    Dans la première, Laurent Binet expose le point de divergence de cette histoire alternative. Il se situe vers l’an 1000, quand une expédition viking débarque dans les Caraïbes où elle finit par s’installer et se mêler aux tribus indigènes sur plusieurs générations, leur apportant ainsi trois éléments essentiels pour la suite : des chevaux, du fer, et des anticorps pour résister aux maladies venues du Vieux Monde. Même s’il m’a semblé un peu confus par moment, j’ai bien aimé cette introduction.

    La deuxième partie se déroule en 1492 : Christophe Colomb débarque à son tour dans les Caraïbes mais rien ne se passe comme dans l’Histoire telle que nous la connaissons : les indigènes, qui maîtrisent les chevaux et le fer – et donc l’armement qui va avec – prennent le dessus sur les troupes européennes, résistent aux maladies venues d’Europe, et Christophe Colomb ne rentrera jamais en Europe. Cette deuxième partie m’a bien plu, on commence à sentir clairement les différences avec l’Histoire réelle et c’est captivant.

    Quelques décennies se passent avant que débute la troisième partie, qui est de loin la plus longue, puisqu’elle représente une bonne moitié du roman. C’est aussi celle qui m’a le plus plu. Il s’agit de la chronique de la conquête de l’Europe par Atahualpa, l’empereur Inca qui fuit une guerre civile avec son frère sur le continent sud-américain. L’Inca et ses maigres troupes débarquent à Lisbonne au lendemain du tremblement de terre et se retrouvent très vite en situation périlleuse. La suite est passionnante, avec rebondissements, intrigues politiques et récits de batailles épiques. La confrontation entre la civilisation Inca et les monarchies européennes est captivante et parfois drôle, comme lorsque les incas parlent à de nombreuses reprises de la religion du “dieu cloué” pour parler du christianisme.

    La quatrième et dernière partie se déroule après la mort d’Atahualpa et relate les aventures de Cervantes dans une Europe conquise par les civilisations sud-américaines. C’est clairement la partie qui m’a le moins intéressé, je n’ai pas réussi à me passionner pour les mésaventures de Cervantes et de son compagnon d’infortune. J’ai trouvé que cela gâchait un peu la fin d’un roman tellement réussi jusque là.

    Malgré cet épilogue décevant, j’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman inventif et bien écrit, qui captive dès le début grâce à une idée géniale. C’est vraiment une excellente uchronie, que je conseille à tous les amateurs du genre et plus généralement à tous les amoureux d’Histoire.

  • Hiroto

    Gros gros plaisir que ce dernier roman de Laurent Binet (auteur déjà de l'excellent

    ).

    L'auteur imagine un monde inversé, où la conquête de l'Amérique par les Blancs n'a pas eu lieu et où les Incas ont débarqués en Europe ! La faute aux Vikings d'ailleurs, mais il faut le lire pour comprendre à quel point tout tient la route.

    Le ton est intelligent, drôle, parfois un brin ironique, ça se lit d'abord comme on lirait une saga islandaise, puis comme une chronique d'un observateur c

    Gros gros plaisir que ce dernier roman de Laurent Binet (auteur déjà de l'excellent

    ).

    L'auteur imagine un monde inversé, où la conquête de l'Amérique par les Blancs n'a pas eu lieu et où les Incas ont débarqués en Europe ! La faute aux Vikings d'ailleurs, mais il faut le lire pour comprendre à quel point tout tient la route.

    Le ton est intelligent, drôle, parfois un brin ironique, ça se lit d'abord comme on lirait une saga islandaise, puis comme une chronique d'un observateur contemporain, toujours avec beaucoup de plaisir. Il est fascinant de constater à quel point l'Histoire ne tient vraiment qu'à peu de choses. On sent bien (une fois encore) le travail de recherche en amont de Laurent Binet, notamment sur les modes de vie Inca et le contexte géopolitique de l'Europe du XVIème. La créativité de l'auteur fait le reste, l'uchronie est crédible de bout en bout, et j'aurais continué à lire avec plaisir si l'auteur avait étendu son histoire sur les siècles suivants. Il aurait été intéressant de voir l'évolution du continent africain. (D'ailleurs, il me semblait que le fait que les Égyptiens auraient été les premiers à débarquer en Amérique du Sud faisait consensus.)

    Alors certes, je ne suis pas historienne. J'ai même une culture générale assez faible. Je ne sais donc pas si ce livre plaira à ceux qui s'y connaissent mieux que moi (notamment sur la culture Inca, et si les réformes que l'Empereur met en place en Europe sont crédibles). N'empêche, je me suis régalée.

    En partenariat avec #NetGalley

  • M-

    J'ai adoré, malgré la plot armour du roi inca et la sagesse infinie de son entourage, malgré un pastiche plus ou moins réussi à cause d'une modernité anachronique, malgré un eurocentrisme qui prive cette uchronie d'horizons excitants, malgré une quatrième partie qui fait retomber le soufflé... Malgré tout ça, c'était génial. Une guerrière viking à la tête d'un voyage exploratoire en Amérique du sud ? Oui, s'il-vous-plaît. Des Incas s'allient avec les rebuts du catholicisme (Juifs, homosexuels et

    J'ai adoré, malgré la plot armour du roi inca et la sagesse infinie de son entourage, malgré un pastiche plus ou moins réussi à cause d'une modernité anachronique, malgré un eurocentrisme qui prive cette uchronie d'horizons excitants, malgré une quatrième partie qui fait retomber le soufflé... Malgré tout ça, c'était génial. Une guerrière viking à la tête d'un voyage exploratoire en Amérique du sud ? Oui, s'il-vous-plaît. Des Incas s'allient avec les rebuts du catholicisme (Juifs, homosexuels et polygames) pour s'emparer de Tolède ? Oui, s'il-vous-plaît. La redistribution des terres et l'instauration de communes paysannes en Europe ? Oui, s'il-vous-plaît. Vite, vite, que quelqu'un achète les droits pour adapter ce roman en série.

  • Isabo

    Un texte original, une façon étrange de revisiter l’histoire, mais parie gagné pour Laurent Binet ! Imaginez les Vikings débarquer aux Caraïbes, Christophe Colomb battu par des indigènes, Atahualpa conquérant l’Europe et sans oublier Cervantes amoureux de la femme de Montaigne…

    Amateurs d’histoire, laissez-vous emporter par cette uchronie très réussie !

  • Muffinsandbooks

    Je ne pensais pas accrocher autant ! Original, bien pensé, addictif, j’ai adoré ! Attention toutefois, le style d’écriture est très factuel, on est loin d’un roman historique ! Ça peut surprendre.

  • Henri-Charles Dahlem

    Nos ancêtres les incas

    Dans une ébouriffante uchronie, Laurent Binet imagine que les européens n’ont pas colonisé l’Amérique, mais que les Amérindiens se sont installés en Europe. L’occasion de réviser quelques jugements tout en s’amusant.

    Après nous avoir régalé avec La septième fonction du langage, sorte de thriller autour de Roland Barthes, Laurent Binet remonte plus loin encore dans le temps et n’hésite pas à réécrire l’histoire dans une savoureuse uchronie. Je ne sais s’il faut d

    Nos ancêtres les incas

    Dans une ébouriffante uchronie, Laurent Binet imagine que les européens n’ont pas colonisé l’Amérique, mais que les Amérindiens se sont installés en Europe. L’occasion de réviser quelques jugements tout en s’amusant.

    Après nous avoir régalé avec La septième fonction du langage, sorte de thriller autour de Roland Barthes, Laurent Binet remonte plus loin encore dans le temps et n’hésite pas à réécrire l’histoire dans une savoureuse uchronie. Je ne sais s’il faut d’abord applaudir la virtuosité d’un récit qui entraîne le lecteur dans une épopée formidablement romanesque, l’érudition de l’auteur qui s’appuie sur une solide documentation ou encore l’habileté de la construction qui nous pousse à remettre en cause certains jugements un peu trop hâtifs sur l’Histoire telle qu’elle nous a été enseignée. Toujours est-il qu’on se régale de cette version joyeusement apocryphe qui, pour faire plus vrai, mêle différentes techniques narratives en nous proposant le journal de bord de Christophe Colomb, les minutes d’un procès, une correspondance entre des incas parcourant l’Europe et ceux resté au pays, quelques témoignages et même les articles d’une nouvelle constitution.

    Après avoir une bonne fois pour toutes confirmé que Christophe Colomb ne fut pas le premier à poser le pied en Amérique mais les vikings qui, après avoir trouvé le Groenland peu hospitalier ont repris la mer vers le «pays de l’Aurore», avant d’arriver à Cuba puis gagner le continent du côté de Chichen Itza et de pousser jusqu’à Panama. En se mêlant à la population, ils importent les maladies, mais finissent par développer des anticorps.

    À la saga de Freydis Eriksdottir succède l’expédition de Colomb et son édifiant journal de bord. Le rêve de gloire va se transformer en déroute et les trois caravelles avec leur poignée d’hommes ne pourront rien contre des autochtones assez malins pour comprendre la menace qui pèse sur eux et s’emparer des navires. Les voilà équipés pour prendre à leur tour le large. En 1531, les Incas envahissent l’Europe et vont bénéficier, pour leur part, de circonstances favorables. Lorsqu’ils débarquent à Lisbonne, un tremblement de terre vient de secouer la ville, entraînant panique et désorganisation. Atahualpa, leur chef, va très vite réussir à s’intégrer parmi les sphères dirigeantes grâce à un sens inné de la ruse et une faculté à décoder la psychologie de ses interlocuteurs. La lecture du Prince de Machiavel achève d’en faire un fin stratège qui va profiter des antagonismes et des appétits des différents monarques pour s’imposer dans cette Europe où les catholiques affrontent les partisans de la réforme. On peut de reste s’interroger à juste titre sur l’humanité de l’inquisition face à ceux qui implorent le dieu soleil.

    Laurent Binet s’amuse ainsi à truffer le roman de clins d’œil à l’Histoire officielle qui voudrait que la civilisation soit européenne et les sauvages américains. Ce n’est du reste pas la moindre des vertus du livre: nous offrir des lunettes qui nous permettent de regarder avec un œil neuf l’Europe de Charles Quint et cette politique d’alliances et de trahisons, y compris matrimoniales. Vous l’avez compris, on apprend beaucoup dans ce roman tout en s’y amusant. Mais n’est-ce pas là la marque de fabrique du plus facétieux de nos romanciers?

  • Audrey RZR

    Laurent Binet réécrit l'histoire. Ce ne sont pas les européens qui colonisent l'Amérique au XVe siècle mais les Incas puis les Mexicains qui envahissent l'Europe.

    Véritable épopée, Civilizations, en s'appuyant sur de nombreuses références historiques et littéraires, offre aux lecteurs une nouvelle histoire de l'humanité assez réaliste et très ludique.

    Nous y rencontrons en effet un grand nombre de personnages historiques ( François 1er, Machiavel, les Médicis, Montaigne,... ) dont l'a

    Laurent Binet réécrit l'histoire. Ce ne sont pas les européens qui colonisent l'Amérique au XVe siècle mais les Incas puis les Mexicains qui envahissent l'Europe.

    Véritable épopée, Civilizations, en s'appuyant sur de nombreuses références historiques et littéraires, offre aux lecteurs une nouvelle histoire de l'humanité assez réaliste et très ludique.

    Nous y rencontrons en effet un grand nombre de personnages historiques ( François 1er, Machiavel, les Médicis, Montaigne,... ) dont l'auteur s'amuse à modifier le destin.

    Il est intéressant de découvrir les multiples et grands changements provoqués par cette réécriture de l'histoire et les similitudes qui apparaissent pour l'auteur inhérentes à la destinée humaine.

    Ce fatalisme peut être polémique car il déresponsabilise en partie les européens colonisateurs en transposant leurs rêves de conquête sur des peuples très différents, qui auraient pu avoir d'autres objectifs.

    La forme du roman rend la lecture plutôt aisée malgré un langage soutenu car l'auteur s'amuse avec les genres littéraires : pastiche de saga islandaise, journal de bord de Christophe Colomb, poèmes en vers classiques, nombreuses correspondances,... C'est un vrai voyage dans le temps et dans la littérature.

    Une uchronie pertinente mais ethnocentrique, qui pousse le lecteur à la réflexion sur la différence, le destin, les conséquences de l'histoire.

  • Thomassandorf

    Et si l’expédition de Christophe Colomb avait été un fiasco intégral ? Et si les Incas avaient débarqué à Lisbonne puis renversé Charles Quint, noué une alliance avec François 1er ? Si les Mexicains avaient pris Paris d’assaut ? Et si les Européens avaient été les indigènes colonisés ?

    Dotés d’un sens politique très acérés, les Incas s’attirent le soutient des parias et marginaux de la renaissances. Michel Ange délaisse l’Église pour le culte du soleil. Le roi d’Angleterre se converti

    Et si l’expédition de Christophe Colomb avait été un fiasco intégral ? Et si les Incas avaient débarqué à Lisbonne puis renversé Charles Quint, noué une alliance avec François 1er ? Si les Mexicains avaient pris Paris d’assaut ? Et si les Européens avaient été les indigènes colonisés ?

    Dotés d’un sens politique très acérés, les Incas s’attirent le soutient des parias et marginaux de la renaissances. Michel Ange délaisse l’Église pour le culte du soleil. Le roi d’Angleterre se convertit à cette nouvelle religion qui arrange bien ses histoires de lit. Les troupes mexicaines renversent le roi de France et l’exécute en lui arrachant le cœur…

    Le bilan de cette hypothèse est difficile à tirer. Cette réalité parallèle aurait-elle été plus bénéfique pour l’Europe et le monde ? D’ailleurs s’agit-il de la question posée par l’auteur ? J’ai l’impression que ce n’est pas vraiment le sujet, mais qu’il a cherché à se livrer à un numéro de virtuose littéraire et historique.

    Quoiqu’il en soit, Laurent Binet emporte son lecteur dans un tourbillon uchronique et renverse avec ironie l’histoire telle que nous la connaissons. L’alternant les points de vue des conquérants et des colonisés, l’auteur multiplie les formes littéraires : récits, saga, poèmes, lettres. Heureusement les chapitres sont courts et gardent l’attention du lecteur dans cette déconstruction méthodique et cette réécriture implacable.

    La diversité des styles est heureuse car le sujet est ambitieux et son traitement parfois lassant. Les amateurs de chroniques apprécieront le côté faux vrai livre d’histoire. Les autres risqueront d’être découragés par son côté froid, sauf à apprécier l’impertinence du propos.

    T. Sandorf.

    Merci aux Edition Grasset et Netgalley qui m’ont permis de découvrir ce livre.

  • Meike

    Yes, I'm reading the new Binet in French - pray for me! :-)

    NOTES:

    All of Binet's books play with our notions of history and the role of language in constructing present and past realities. For

    , his metafictional novel about the assassination of high-ranking Nazi official Reinhard Heydrich, he won the the Prix Goncourt du premier roman 2010, for

    , an experimental crime novel in which

    has developed a wea

    Yes, I'm reading the new Binet in French - pray for me! :-)

    NOTES:

    All of Binet's books play with our notions of history and the role of language in constructing present and past realities. For

    , his metafictional novel about the assassination of high-ranking Nazi official Reinhard Heydrich, he won the the Prix Goncourt du premier roman 2010, for

    , an experimental crime novel in which

    has developed a weapon made of language, he was awarded the Prix du roman Fnac and the Prix Interallié 2015.

    "Civilizations" is his third book;

    counterfactual history describes a world in the explorations of the Conquistadores have failed and the Inca conquer Europe;

    Binet was apparently inspired by Boucheron's

    that already discussed alternative histories of the world;

    not all of Binet's scenarios really could have played out like that (due to slightly manipulated timelines etc.), but that's not the point: Binet re-imagines the history of subjugation, dominance and colonization, thus creating a thought experiment that challenges readers to question their perception of the set-up of our current world;

    the title might be a refernce to the video game "Civilization";

    web of references;

    4 parts:

    1. "La saga de Freydis Eriksdottir"

    The first part is a re-working (and partly re-writing) of the Vinland sagas (the

    and the

    ), putting the main focus on

    . Smartly using some signature narrative traits of the classic saga genre, Binet lets the female Viking warrior become the head of the exploration to

    and Freydis proceeds to venture further South than the real Viking exploration that landed in North America around the year 1,000. As a result of these travels, some indigenous peoples develop an immunity against certain pathogens that were previously unknown on the continent, plus they are now in possession of horses and know how to work with iron...

    2. "Le journal de Christophe Colombe (fragments)"

    ...which is too bad for Columbus. Written, as the title suggests, in the form of a diary, this second part recounts a discovery of America under altered circumstances, and the subjective viewpoint reflects the attitudes and perceptions of the European explorers - it's probably no spoiler to say that in this version, they are quickly healed from their superiority complex, but not from the self-betrayal employed to justify their aims. Columbus and his crew are captured and never return to Europe.

    3. "Les chroniques d'Atahualpa"

    The third part is the main and by far longest part of the novel, starting with the

    between the armies of

    , the last Inca Emperor, and his brother

    . In reality, Spanish Conquistador

    conquered Peru shortly after Atahualpa's victory over his brother, but in Binet's version, the war goes badly for Atahualpa and he, his troops and his royal household flee and finally venture to the East, which allows Binet to craft a kind of adventure tale in which the Incas explore 16th century Europe.

    The story is interspersed with

    , chants reminiscent of the chorus in Ancient Greek tragedy, so referring to a culture that Europe sees as foundational while Binet turns the Incas into our civilizers and ancestors (at some Point, Binet even refers to the travels of the Incas as an

    ). The Spanish Inquisition, classism, the Reformation - the Incas turn into conquerors and anthropolgists trying to decipher the rituals of the, from their (understandable) point of view, often superstitious and barbaric indigenous peoples of Europe.

    4. "Les aventures des Cervantès"

    Pastiche of

    Outrageous scenes: Explorers from Greenland are forced to play the potentially deadly

    (Freydis:

    ),

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